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Le chateau de Saint-Dizier

10 juin 2026

Pierre

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Les origines du château ne sont pas mieux connues que celles de la ville ; le champ reste donc libre pour toutes les hypothèses que l’on voudra s’imaginer.

Les évolutions du château de Saint-Dizier

L’aspect confortable du château actuel ne doit pas nous laisser croire qu’il a toujours offert un séjour aussi agréable que maintenant. En 1681, un officier, envoyé par Vauban, en inspection, en faisait une description peu engageante : « pour le corps du château, écrit-il, on lui trouve un air désert et ses bâtiments si vieux, et si délabré qu’il n’y paraît quasi que des ruines et des ronces…le logement du Roy, étant dans un pitoyable état, aurait besoin de plusieurs grosses réparations. »

100 ans, après, le conseil de Ville, montrait plus d’enthousiasme :

« Le château de Saint-dizier, écrivait-t-il à l’intendant de Champagne, en 1774, est le séjour le plus agréable et le plus délicieux de la province par son étendue, la salubrité de l’air, la beauté des cours, préaux et Jardins, l’immensité des bâtiments bien distribués… ».

Cette citadelle a participé d’abord au siège de 1422, contre Jean et Antoine de Vergy, partisan des Bourguignons et des anglais, qui s’en rendirent maîtres, malgré les efforts de La Hire, le futur compagnon de Jeanne d’Arc, et firent passer notre cité dans le camp des adversaires du dauphin. 

Pendant le siège de 1544, Sancerre en confia la défense à 200 hommes commandés par le S. Douilly.

C’est de notre château, qu’en 1573, le cardinal de Lorraine fit partir « une petite armée bien gentille et volontaire », qui contribuea à reprendre aux Huguenaux le château de Choiseul (canton de Clefmont).

Ce fut encore dans notre château que, sous la présidence du gouverneur Joannes, sein les réunions qui déterminent les paroisse Voisine, à adhérer à la saint Union, et le 1er avril 1590, les Bragard y confirmé, ce pacte en prêtant, serrement de fidélité au cardinal de Bourbon, oncle d’Henri, IV, proclamée roi de France sous le nom de Charles X.

Des rois, même, et des rennes, virent parfois demander l’hospitalité de notre château : François Ier s’arrêta très probablement en 1542, quand il vint visiter Brienne, Montier-en-der, Eclaron, Joinville et Ligny ; en tout cas il est certain qu’il y séjourna lors de sa tournée d’inspection dans ses places de l’est en 1546.

De la révolution Française à nos jours.

À la révolution, le château fut déclaré bien national comme faisant partie du domaine du Roi. Dès 1791, la ville, décida de s’en porter acquéreur en même temps que beaucoup d’autres biens.

La vente n’a eu lieu que le 26 janvier 1807, et il fut acheté par la baronne de Courville. Dès 1809, la propriétaire revendait au détail, un certain nombre de dépendance : aliénant en particulier la partie situé au-delà de la future rue Gambetta, qui se couvrit bien vite de construction.

En 1825, Monsieur Coquard, achetait la propriété qui passa après lui à son gendre, Monsieur Viry, qui donna au bâtiment son aspect actuel. Pendant l’occupation allemande de 1940 à 1944, il fut gravement endommagé par un incendie et vers 1955, la famille Viry le cédat au département de la Haute-Marne, pour rien installer la sous-préfecture.

Les remparts de la ville de Saint-Dizier

Parler de place forte, c’est évoqer dans l’esprit, l’image d’un nid d’aigle, perché sur un rocher escarpé, d’accès difficile, ceinturé d’épaisse murailles, avec tours ou bastions, dans lequel on pénètre par des portes rébarbatives et imposantes. On songe par exemple à Langres, près de nous, ou à Laon, déjà un peu plus loin.

A Saint-Dizier, rien de tout cela n’est perceptible au premier regard. La projection dessinée par Louis Schatz en 1986, nous permet cependant de nous imaginer le tracé des anciennent fortifications là ou elles ont disparu.

Remise à jour des fortifications en 2026

La Ville de Saoint-Dizier, sous l’impulsion de l’équipe du Maire Quentin Brière, a entrepris de dégager une partie des fortifications de la ville et de les redonner à l’usage et la vue de tous. C’est au niveau de l’école primaire Gambetta que les travaux sont actuellement en cours, au droit de la rue du maréchal de Lattre de tassigny, et dans le prolongement de la rue du Quai d’Ornel.

A Saint-Dizier, rien de tout cela n’est perceptible au premier regard. La projection dessinée par Louis Schatz en 1986, nous permet cependant de nous imaginer le tracé des anciennent fortifications là ou elles ont disparu.

Découvrez les framparts de la ville en vous promenant le long de la promenade Louis Schatz.

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